Catastrophe de beauté

Féminisme intersectionnel, Twin Peaks, histoire de l'art, style de rue, cinéma, québécoisitudes et autres obsessions.

queeringstyle:

"The Untold Renaissance": Ikire Jones Spring/Summer 2014 Lookbook.

It’s all dapper hommes, suave strides and bold prints and patterns in Nigerian designer Wale Oyejide’s Spring/Summer 2014 lookbook for his brand Ikire Jones.

“This collection pays homage to 18th century textiles and tapestries while exploring the absence of persons of color in Medieval and Renaissance-era European art.  Borrowing from the sampling method employed in hip hop culture, each reinvented piece tells an original narrative from the perspective of Africans who have been placed in an alien context.  Through this reverse lens to the past, the present circumstances of individuals who feel displaced and alienated may also be considered.”

(Source: dynamicafrica)

C’est l’histoire d’une amitié particulière qui s’est créé entre les portes d’un dépanneur.

 
J’ai rencontré «C» en 2007. J’ai 17 ans et c’est mon premier emploi. J’ai des boutons. Je porte un ridicule polo avec un badge à mon effigie. À l’époque, «C» est téléphoniste pour une boîte qu’il déteste. Nos conversations s’échafaudent entre deux clients que je passe. Nous riions de nos jobines respectives, de nos conditions de travail merdiques. Souvent, il fait mine de feuilleter le journal afin que l’on puisse échanger plus longtemps. Notre complicité s’est construite autour de cafés à l’eau de vaisselle  pris sur le coin d’une caisse. 
Il possède un bacc en histoire qui ne lui a jamais servi. Moi, je commence le cégep. 
On sent chez lui un sentiment d’échec, l’impression d’être un raté au début de la trentaine.
Il me rappelle souvent que j’ai la vie devant moi.  . 
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En 2009 «C» part enseigner l’anglais en Corée du Sud. L’année suivante, il s’envole pour le Mexique, puis au Brésil. Entre deux voyages, il revient me saluer au dépanneur. 
Toujours plus bronzé, plus paisible aussi. 
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19 avril 2014. 
Je ne travaille plus dans un dépanneur depuis belle lurette. Je n’ai plus de boutons. J’ai accumulé des emplois ridicules en librairie. Je poursuis un bacc que je tarde à finir. Je me demande ce qu’il est advenu de «C». Notre dernière conversation sur Facebook remonte à mars 2013. Il était question d’un emploi à venir pour le gouvernement.
A-t-il obtenu cet emploi permanent qu’il convoitait tant?
Je tape son nom dans le moteur de recherche.
Je peine à m’y retrouver. Il y a des entrées en français, en anglais, en espagnol et en portuguais.
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«J» a écrit : «still missed every day just hope and pray you are at peace, wish you were still here here are so many things I would love to share with you take care and know that you are always in everyones heart XXX»
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Je suis sous le choc. J’essaie de reconstruire, de retracer l’impensable. Je défile la ligne de temps, je lis tous les témoignages.
Le facebook de «C» s’est transformé en mausolée. Il s’est suicidé le 20 juin 2013. Il avait 36 ans.

walmartsurrealism:

i get anxiety because idk what will come after postmodernism

;)

(via elizabitchtaylor)

“I met my wife at a Star Trek convention. She was study abroad from France and spoke little English, and I didn’t know a lick of French. So, for the first few months of our relationship, we communicated by speaking Klingon.”

—   

Hear more tales of nerdery in this week’s Pwn Up! (via dorkly)

Okay I’m not even a Star Trek fan but that’s beautiful.

(via tchy)

(via fuckyeahwomenprotesting)

(Source: saulgoodmans, via cherryfunkaroo)

Liste des corps morts de ma chambre.

Des bouteilles de bière vides, un pot de cire entamé, deux pots de yaourt vides, des tonnes de sous-vêtements, un pot Mason, une tasse,  un exemplaire du Devoir, des converses, deux bols, un pantalon de pyjama, une boîte de tampons, des notes de cours, un talon de paye, de la crème à main.

Rendu-là, ce n’est plus un bordel, c’est Nagasaki. 

stand-up-comic-gifs:

Chelsea Peretti

dynamicafrica:

Prints on prints on prints at Stella Jean RTW Fall 2014.

In the world of Haitian-Italian designer Stella Jean, prints never go out of fashion. Showcasing her latest collection at Milan Fashion Week, the designer stated her ‘ultra feminine’ Fall RTW range took inspiration from “the crossroads of Italy, Japan and Africa” (the entire continent, Stella?) shown in her Italian tailoring and symbols, kimono-inspired outerwear and dresses, and use of Dutch Wax print, the unofficial 20th-century adopted fabric in many parts of West and Central Africa.

Despite her ambiguity on her last-mentioned geographical source of inspiration, with heavy vintage 1950s-1970s silhouttes, Dutch Wax prints and use of men’s fabrics, Stella Jean had me coveting every single outfit that cruised down the runway. Come next fall, no wardrobe will be complete without a hint of Stella Jean.

View the entire collection.

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